Communiqué de presse – îles-de-loisirs : face au naufrage de la gestion libérale, nous choisissons le service public

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Les îles de loisirs franciliennes, piliers du droit aux vacances et à la nature pour toutes et tous, sont aujourd’hui en péril. Alors que la majorité régionale persiste dans un logiciel libéral à bout de souffle, nous tirons la sonnette d’alarme : il est urgent de sortir de l’idéologie pour revenir à une gestion publique, sobre et populaire.

Le constat est sans appel à Vaires-Torcy, où l’échec cuisant de la Délégation de Service Public (DSP) se solde par une facture de 6,5 millions d’euros d’indemnités versées au privé. Ce dogme de la privatisation, qui promettait économies et efficacité, laisse finalement à la collectivité une charge financière lourde et des équipements à entretenir en urgence. Face à cette déroute, nous exigeons le passage immédiat en gestion directe pour garantir que chaque euro investi profite aux usagers plutôt qu’aux bilans comptables d’entreprises en difficulté.

Cette exigence de sérieux budgétaire doit également marquer la phase de l’héritage des Jeux Olympiques. À l’heure où les Franciliens attendent un rééquilibrage des moyens entre tous les sites, la Région ne peut plus se permettre des dépenses d’affichage déconnectées du terrain. Nous demandons l’abandon immédiat des projets de communication symboliques, tels que l’installation de logos géants, pour redéployer ces crédits vers l’entretien quotidien et l’amélioration concrète de l’accueil du public. L’héritage des Jeux doit être un service rendu, pas un logo sur une pelouse.

Entre gabegie publicitaire et privatisation coûteuse, une autre voie est possible : celle d’un service public de proximité, transparent et tourné vers l’intérêt général. Ces espaces doivent rester des lieux de mixité sociale et géographique, accessibles à toutes les bourses et à tous les quartiers.

Date de publication : 28 janvier 2026

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