Communiqué de presse – Budget 2027 d’Île-de-France Mobilités : un équilibre en trompe-l’œil et un désastre annoncé

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Le conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités débattra le 15 octobre de ses orientations budgétaires pour 2027. Derrière une trajectoire présentée comme « soutenable », le rapport confirme ce que les Écologistes dénoncent depuis des années : les usagers et les collectivités paient toujours plus, et la dette s’envole.

Le Navigo en route vers les 100 € !

Le passe mensuel coûtait 75,20 € en 2022. Il était à 90,80 € en 2026. Le rapport prévoit une nouvelle hausse en 2027, supérieure d’un point à l’inflation, qui le porterait autour de 93,4 € par mois et au-delà de 1 000 € par an ! À ce rythme, le Navigo franchira les 100 € par mois en 2029 en considérant une inflation augmentant encore avec la guerre au Moyen-Orient et l’impact sur les prix de l’énergie. Valérie Pécresse promettait de  protéger le pouvoir d’achat des Franciliens avec son « bouclier tarifaire » mais elle garantit en réalité une hausse plus rapide que les prix, chaque année.

Des collectivités mises à contribution au pire moment.

Les contributions de la Région, de la Ville de Paris et des départements augmenteront de 3,9 % en 2027, soit deux fois l’inflation, pour atteindre 1,67 milliard d’euros. C’est 171 millions d’euros de plus qu’en 2024, demandés à des collectivités dont les recettes, à commencer par les droits de mutation, sont fragilisées.

Une dette multipliée par plus de trois.

L’encours de dette s’élevait à 5,48 milliards d’euros fin 2021, au début du second mandat de Valérie Pécresse. Il atteindra 18,5 milliards fin 2027 et 26 milliards en 2036 ! Les seuls intérêts coûteront 450 millions d’euros en 2027 et près du double dix ans plus tard. C’est autant d’argent qui n’ira ni à l’offre, ni à la régularité, ni à l’adaptation du réseau lors des futures canicules.

Un équilibre de façade.

Le rapport affirme que la capacité de désendettement reste « inférieure ou tangente » au plafond de 15 ans. Ses propres graphiques montrent 16 ans en 2029 et en 2032. Il table sur des taux d’emprunt à 4 %, quand l’État lui-même emprunte déjà à plus de 4,4 %. Et il reconnaît que tout repose sur un environnement économique « stable », au moment même où il décrit une croissance à 0,4 % et un chômage en hausse.

Nous demandons un débat sincère sur le financement des transports franciliens, avec

de nouvelles ressources qui ne pèsent ni sur les usagers ni sur les collectivités.

Les élu·es du Pôle Écologiste 

Date de publication : 6 octobre 2026

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