Depuis plusieurs années, nous ne cessons d’alerter l’exécutif régional sur les effets néfastes d’implanter une cité scolaire à Gonesse (95). En effet, de part son emplacement ce projet va à l’encontre non seulement de l’urgence climatique, mais aussi de la santé des lycéen·nes, des agent·es et de la communauté éducative.
En 2019, le Gouvernement a décidé d’abandonner le projet de mégacentre EuropaCity dans le Val d’Oise (95). Face à ce désengagement, Valérie Pécresse a annoncé en grande pompe 1 milliard d’euros pour le département. Les Val d’oisien·nes l’attendent toujours.
Presque 4 ans plus tard, le Gouvernement a communiqué sa volonté de construire une cité scolaire dans la zone initialement prévue pour accueillir EuropaCity, sur les terres fertiles de Gonesse. Son implantation vise simplement à justifier la construction de la gare en plein champs, loin des habitations et activités, détruisant au passage les terres agricoles fertiles et tout un écosystème précieux à l’heure du réchauffement climatique. Pourtant, d’autres lieux, à Villiers-le-Bel ou Sarcelles, plus adaptés, identifiés par le Collectif Pour le Triangle de Gonesse (CPTG), peuvent accueillir le lycée agricole.
Son emplacement, sous les couloirs aériens de Roissy et du Bourget, ne permet d’être en dessous des seuils de dioxyde d’azote. En effet, une partie de la parcelle pour les champs pédagogiques est polluée et le programme de construction ne prévoit pas de dépollution. La seule solution serait de ne pas ouvrir les fenêtres, permettant par la même occasion de “lutter” contre les bruits aériens. Cette solution est inacceptable. Ce qui explique la non-réponse à notre courrier du 03 février 2025 demandant la transmission des résultats des analyses et études des sols du Triangle de Gonesse.
Comment pouvons-nous laisser des lycéen·nes et la communauté éducative s’y installer ? En toute conscience, l’exécutif régional masque et minimise gravement les impacts qui pour la santé, pour l’environnement et pour l’agriculture, en voulant maintenir jusqu’au bout ce projet.
Nous réaffirmons la nécessité d’abandonner le projet de cité scolaire à Gonesse et la mise en place d’une concertation – avec l’État et les villes concernées – pour trouver un lieu alternatif et plus adapté dans le Val-d’Oise.