Communiqué du Pôle écologiste Île-de-France suite à la publication de l’avis défavorable de la commission d’enquête sur le prolongement de la ligne 1

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Suite à l’avis défavorable du commissaire enquêteur concernant le prolongement de la ligne 1, nous, élu·es du Pôle Ecologiste, réitérons l’importance de ce projet  pour la transition des modes de transport sur ce secteur trop faiblement desservi en transport en commun et pour la réduction des inégalités.

Force est néanmoins de constater que les conclusions de l’enquête publique, qui font suite à un avis défavorable de l’Autorité Environnementale, viennent malheureusement confirmer des défaillances sur lesquelles les élu·es écologistes avaient à de nombreuses reprises alerté. 

En décembre 2021, Jean-Baptiste Pegeon, représentant du Pôle Écologiste au CA d’Ile-de-France Mobilités, avait ainsi à nouveau plaidé pour l’étude approfondie et concertée de techniques alternatives permettant de limiter au maximum l’artificialisation des sols et l’impact sur la biodiversité. Cette proposition avait été rejetée.

Les éléments portés à notre connaissance aujourd’hui mettent donc en exergue la lourde responsabilité d’Ile-de-France Mobilités qui, en faisant le choix d’une sous-estimation des dommages réels sur le Bois de Vincennes et sur la biodiversité a ainsi mis en péril, dès l’origine, la faisabilité de ce projet.

Nous craignons que le prolongement de la ligne 1 entre dans la triste histoire des promesses de transports publics non tenues de la part de l’exécutif régional. Dans l’attente depuis plusieurs décennies de l’arrivée du métro, les habitant·es se trouvent aujourd’hui désenchanté·es d’autant plus qu’en attendant les projets d’infrastructures lourdes de transport ont servi de prétexte pour permettre aux promoteurs immobiliers de modifier sensiblement leur cadre de vie. 

Nous demandons donc à l’Autorité organisatrice des transports de réfléchir dès maintenant à une proposition améliorée prenant en compte l’exemplarité environnementale. 

Plus globalement, Ile-de-France Mobilités doit urgemment engager une réflexion approfondie sur le financement des transports et être en capacité de concevoir et mener à leur terme des projets d’infrastructures adaptés aux besoins des habitant.es et des territoires et exemplaires aux plans environnemental et social.

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