Gare de Gonesse : Jeux olympiques et paralympiques 2024, le prétexte absurde de la Cour d’Appel de Versailles

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Par une ordonnance du 15 juin 2022, la Cour administrative d’appel de Versailles vient  de transférer au Conseil d’Etat la requête des associations de défense du Triangle de Gonesse qui visait à annuler la délivrance du permis de construire d’une gare littéralement en plein champ, au beau milieu des terres agricoles de Gonesse. Les élu·es du Pôle Écologiste de la région Ile-de-France dénoncent cette décision, fondée sur un argument fallacieux et apportent à nouveau tout leur soutien aux associations.

Prétexte invoqué : le Conseil d’Etat est considéré comme seul compétent à juger l’affaire, car la ligne 17 doit être regardée comme “nécessaire, même pour partie seulement, à la préparation, à l’organisation ou au déroulement des Jeux olympiques et paralympiques de 2024”.  Mais de qui se moque-t-on ? Faut-il rappeler que la gare en question ne serait mise en service que 4 ans plus tard, en 2028 !

Faute d’arguments objectifs pour justifier le prolongement de la Ligne 17 Nord, ses promoteurs et les magistrats se cachent désormais derrière la loi dérogatoire du 26 mars 2018 relative à l’organisation des JOP. Cette loi olympique est définitivement une loi dangereuse, qui écrase impunément toutes les règles d’urbanisme en vigueur, sans concertation, et engendre de graves dérives liberticides et écocides.

Rappelons que le prolongement de la Ligne 17 Nord, s’il devait être réalisé, détruirait des terres agricoles extrêmement riches et fertiles. De plus, les promesses d’une manne d’emplois et d’un gain de temps pour les habitant.es du territoire sont fausses et illusoires. Tous les chiffres le démontrent (voir Jacqueline Lorthiois https://blogs.mediapart.fr/j-lorthiois/blog/270422/ligne-17-nord-intox-4-la-recherche-des-gains-de-temps-perdus )

Le prolongement de la ligne 17 Nord va à l’encontre de l’intérêt général, tourne le dos aux enjeux climatiques et environnementaux. Il faut maintenant stopper net les projets d’infrastructures pharaoniques qui favorisent l’étalement urbain et l’artificialisation des sols et renforcent les inégalités sociales et territoriales.

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