La faiblesse du volet Mobilités du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) menace l’avenir des transports en Île-de-France

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C’est une immense déception pour l’avenir des transports en commun d’apprendre que le gouvernement, après des mois de tergiversations, annonce finalement un CPER sur le volet Mobilités à 3 milliards d’euros pour la région Île-de-France. 

Alors que les besoins se situent plutôt autour des 5 milliards d’euros (part Etat) pour l’Ile-de-France, cette décision ne va malheureusement pas permettre de garantir un niveau d’entretien, de modernisation et de développement du réseau de transports en Île-de-France à la hauteur des besoins. Elle constitue un obstacle supplémentaire à la transition écologique et énergétique de nos transports et c’est particulièrement regrettable.

Ce volet mobilités du CPER, retardé de plus de 3 ans, conjugué à la gestion catastrophique d’Île-de-France Mobilités par Valérie Pécresse qui conduit l’autorité organisatrice à un niveau d’endettement préoccupant à hauteur de 9 milliards d’euros, réduisant de facto ses capacités d’emprunt, n’augure rien de bon pour l’avenir des transports dans notre région.
Le Conseil d’Etat relève dans une décision du 10 mai 2023 l’absence de crédibilité de la France pour respecter ses engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, malgré les très fortes inégalités en Ile-de-France avec des territoires totalement dépendants de l’automobile et l’obligation de décarboner les mobilités, les droites, au gouvernement et à la tête de la région, font passer un message désastreux aux Francilien·nes : “Continuez de prendre votre voiture car nous n’investirons pas ce qu’il faut pour améliorer l’offre et la qualité de vos transports en commun”

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