Les Espaces Dynamiques d’Insertion en danger : 2 500 jeunes délaissés, 150 emplois menacés

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Après l’annonce brutale de la dissolution de Défi Métiers et la décision de fermer plusieurs lycées professionnels, c’est au tour des 26 Espaces Dynamiques d’Insertion (EDI) d’Ile-de-France d’être menacés par la majorité régionale de Droite. Nous alertons sur le danger qui pèse sur l’avenir des milliers de jeunes accompagné·es par ces structures essentielles dont les NEETs et relayons les inquiétudes des 150 salarié·es qui risquent de perdre leur emploi.

Valérie Pécresse veut-elle signer la fin des Espaces Dynamiques d’Insertion ? Lancés il y a 25 ans par la Région Ile-de-France, leur accompagnement personnalisé, adapté aux difficultés spécifiques de publics jeunes fragiles et très éloignés de l’emploi, les EDI ont prouvé la pertinence, la qualité et l’efficacité de leur action, comme pendant le premier confinement, en étant le seul dispositif à accueillir du public (près de 1900 jeunes suivis).

Dès son arrivée en 2016, Valérie Pécresse avait déjà tenté de supprimer les EDI. Une forte mobilisation l’avait contrainte à faire marche arrière.

Aujourd’hui, l’exécutif profite du fait que la convention qui lie les EDI à la Région arrive à échéance fin 2022 pour les fragiliser une nouvelle fois.

Pour la droite régionale, ces structures ne seraient pas assez “efficientes”. Pourtant, dans l’audit réalisé par les services de la Région – qui n’a pas été publié – 75% des 2 500 jeunes aidé·es bénéficient de sorties positives.

L’argument économique servi par la majorité est irrecevable : c’est l’un des dispositifs régionaux les moins coûteux – environ 5 millions d’euros soit seulement 1% du budget régional total en matière de formation professionnelle – qui permet aux jeunes les plus fragiles d’accéder à un parcours d’accès à la formation puis à un emploi.
La logique qui voudrait que les missions de service public ne soient plus financées via des subventions mais par des appels à projets, fragilise le service public mais aussi le fonctionnement des structures (alourdissement des démarches administratives, élaboration de rapports et de nouveaux projets) et accroît leur précarité financière. Les appels à projets constituent bien un outil d’assèchement du service public et de réduction à peine déguisée des moyens réellement engagés. Financés à 80 % par la Région, les 26 EDI n’ont désormais plus aucune visibilité sur leur avenir. Et les jeunes suivi·es par les dispositifs, non plus. Nous apportons tout notre soutien aux 150 salarié·es dont l’emploi est directement menacé et demandons à la Présidente de Région d’accorder à leurs représentant·es l’entretien qu’ls sollicitent légitimement depuis des mois, en vain.
L’avenir de jeunes Francilien·nes ne peut pas être une variable d’ajustement de la politique régionale.

Contacts presse
Pôle Écolo IDF : anais.tournier@iledefrance.fr
GCEC : yoann.rispal@iledefrance.fr
SER : vivien.laguette@iledefrance.fr
LFI-A : mohamed.awad-abdou@iledefrance.fr

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