Organisation d’un Conseil d’Administration d’IDFM en urgence : les entreprises doivent honorer leurs engagements

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Après un été caniculaire, face à l’accélération du réchauffement climatique et à une crise sociale qui enfle avec la hausse du coût de l’énergie et des produits essentiels, nous avons impérativement besoin d’un service public des transports fort, capable de fournir une haute qualité de services, à la hauteur des enjeux auxquels nous sommes confronté·es. 

Et pourtant, c’est tout l’inverse qui se produit. Les entreprises de transport investies de la mission essentielle d’aménager et de nous transporter quotidiennement nous font faux bond semaine après semaine. Aux retards et surcoûts sur le chantier EOLE s’ajoute désormais le risque d’abandon du projet d’automatisation NEXTEO et ATS+ par SNCF Réseau. Ce projet est pourtant essentiel pour augmenter le nombre de voyageurs transportés et la qualité de transport des centaines de milliers de personnes qui utilisent les RER B et D au quotidien. Sans information, sans pilotage opérationnel ni financier, la gestion de ces travaux par la SNCF Réseau est marquée par un mépris vis-à-vis des parties prenantes et surtout des usager·es. Ile-de-France Mobilités doit être le gardien de ces réalisations, qui doivent impérativement être menées jusqu’au bout.

Ces difficultés sont aussi la conséquence d’une politique de régression des transports publics. La mise en concurrence engagée s’est manifestée par la dégradation des conditions sociales des personnels, engendrant des grèves à répétition chez Transdev et de très grandes difficultés pour les usagers. De la même manière, l’absence d’anticipation sur les recrutements a entraîné des retards phénoménaux dans les transports publics, couplés à une baisse de l’offre décidée par Valérie Pécresse pour des raisons d’économies. De nouveau, nous demandons l’arrêt du processus de mise en concurrence, tout comme le retour à une offre de transports à 100 % en Ile-de-France.

À l’heure où tout le monde n’a que les mots climat et énergie à la bouche, il est temps d’agir. Les transports en commun doivent être une priorité absolue pour sortir du tout-voiture et accélérer la décarbonation du secteur. Mais pour cela, il faut du courage et des actes. Nous appelons le gouvernement à arrêter les grands travaux inutiles et dispendieux, que ce soit pour le plateau de Saclay ou le projet de Gonesse, et à investir massivement dans les transports en commun du quotidien, en Ile-de-France comme sur l’ensemble territoire français.

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