Annie Lahmer interpelle l’ARS Ile-de-France sur l’accès aux soins dans notre territoire

A

Madame la Présidente,

Madame la Directrice,

Alors que le ministre de la santé se dit inquiet par une épidémie de bronchiolite sans précédent, que des bébés sont transférés dans d’autres régions, vous nous parlez de solidarité. Pouvez-vous nous dire quelles sont les solutions sur le moyen et le long terme pour que cette situation ne se renouvelle pas ?

Quels sont vos remèdes pour qu’enfin chaque francilienne et francilien ait un médecin traitant ?  Il est simple de demander aux personnes malades de ne pas aller aux urgences mais quand il est impossible de consulter un médecin de ville, que faire ? Ne plus se soigner ? Attendre des heures dans les couloirs des hôpitaux ? Être en attente d’une opération et être oubliée dans une chambre, voire sur un brancard ?

20% de lits du centre de cancer Gustave Roussy fermés, Psychiatrie et pédiatrie sinistrées.

Alors que notre système de santé était une référence, nous voilà en 2022 inquiètes et inquiets pour nos proches, voire pour nous-mêmes, en cas de besoin d’hospitalisation.

La détérioration des conditions de travail a pour conséquences des sous-effectifs dans les hôpitaux. 

Les personnels de santé s’épuisent, certains démissionnent, quant aux recrutements ils deviennent de plus en plus difficiles. Le modèle économique imposé à notre hôpital public est déconnecté, crée une tension permanente, met des gens dont la vocation initiale est le soin au service d’une gouvernance d’entreprise visant la rentabilité.

Comment pensez-vous vraiment et durablement redonner son sens à notre service de santé, en y intégrant toutes les composantes, de la médecine de ville à l’hôpital, de la prévention aux soins, à la santé environnementale également – trop balbutiante et particulièrement oubliée alors que les franciliennes et les franciliens subissent des pollutions qui s’accumulent, pollution de l’air, bruit, perturbateurs endocriniens, sites pollués et tout ceci accentué par la fatigue liée aux dégradations des transports  ? Il y a urgence.

Je profite de cette intervention pour remercier les personnels de santé, notamment celles et ceux confrontés à l’effondrement du service public pour leur abnégation. Néanmoins ceci ne peut pas durer…

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