Environnement : Intervention de Laurence Abeille

A

Quelle pauvreté Monsieur le Vice-président. Quelle pauvreté dans ce rapport alors que notre région est si riche, une des plus riche d’Europe, qui a donc les moyens d’agir efficacement pour la transition écologique.

Ce rapport dont le nom et l’exposé des motifs pouvaient laisser présager de grandes ambitions n’est malheureusement pas à la hauteur de l’urgence à laquelle nous devons faire face. Le dérèglement climatique a des effets dramatiques meurtriers. Je pense à ce qui s’est passé tout près ce chez nous, chez nos voisins européens. Vous avez assuré aux belges et allemands victimes des inondations de la solidarité de la Région Ile-de-France et nous nous y associons bien-sûr. Et aujourd’hui, nous apprenons les inondations terribles qui frappent la Chine. Ces évènements dramatiques nous disent la nécessité impérieuses de prendre des mesures réellement fortes et efficaces. Et malheureusement, ce que vous proposez est très loin de ce qu’il faudra faire pour enclencher une transition écologique et solidaire efficace et protectrice.

C’est la santé des habitant·es qui est en jeu. Concernant les pollutions, la question du chauffage au bois et des voitures polluantes est bien-sûr importante, mais il n’y a rien sur les pesticides dont nous connaissons les effets sur les êtres vivants, rien sur la pollution des sols et des eaux pourtant la part de l’agriculture chimique et intensive, que l’on appelle conventionnelle, est majeure en terme de nuisances et de pertes de biodiversité.

En matière de construction, oui aux balcons pour les logements que vous proposez dans ce rapport car c’est d’un confort important quand nous devons nous confiner. Oui à la transformation des bureaux en logement mais il n’y a rien dans vos propositions sur des mesures fortes de végétalisation, de plantation en pleine terre, de préservation de la biodiversité, de protection des forêts ou des animaux.

Agir pour notre environnement cela doit être arrêter le bétonnage, l’artificialisation des sols dont on sait à quel point elle aggrave par exemple les conséquences des crues des cours d’eau.
Agir pour notre environnement c’est critérisé les aides financières pour soutenir uniquement les collectivités et entreprises qui sont clairement engagées dans le respect des Accords de Paris ou dans la réduction massives des émissions nocives.
Agir pour notre environnement cela doit être des investissements majeures dans les transports en commun et les politiques cyclables. Nous nous félicitons de l’accélération du RER Vélo mais il faudra aller beaucoup plus loin.

Alors oui, ces mesures sont bien loin de répondre à l’urgence du dérèglement climatique, mais comme elles vont globalement dans le bon sens nous y sommes favorables et nous les soutiendrons par notre vote. Pour autant nous espérons, Monsieur le Vice-président, que lors des sept années de ce mandat la Région Ile-de-France saura enclencher des mesures autrement plus fortes pour que notre environnement et notre santé cessent de se dégrader.

Je vous remercie.

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