Bouclier de sécurité : la Droite nie volontairement la décision de justice du Préfet de région

A

Monsieur le Président de séance.

Cette motion de l’exécutif est inquiétante. Je vous le dis vraiment très sérieusement ce passage en force est très inquiétant.

Vous évoquez, je ne vais pas reprendre ce qui s’est dit et je suis assez d’accord, vous évoquez une décision politicienne du Préfet, mais il s’appuie sur un jugement d’un tribunal. Une jurisprudence qui confirme que les conseils régionaux n’ont pas de compétence pour doter financièrement en équipement la police municipale. Et dans notre pays la justice elle est indépendante. Il y a la séparation des pouvoirs. Les élus que nous sommes devront être les premiers à respecter cette séparation des pouvoirs et les décisions de justice. Et là vous êtes en train de vous asseoir sur une décision de justice que le Préfet vous demande d’appliquer. C’est ça qui m’inquiète et c’est ça qui nous inquiète.

Alors nous avons toujours défendu cette position. Les compétences rien que les compétences. Vous n’avez pas voulu entendre donc acte. Mais je suis surpris pour tous ceux qui ce matin parlaient de la République, l’attachement à la République. L’un des premiers attachements c’est le respect de la loi, des règles, du cadre des compétences. Et ce passage en force, dans une campagne présidentielle, on voit bien on voit bien l’idée qu’il y a derrière de prendre un peu à parti l’opinion nous inquiète.

Nous nous préférons respecter les décisions de justice et très honnêtement ne basculez pas du côté obscur de la force. Ne basculez pas de ce côté-là. Ne basculez pas de ce côté-là. Il y a ceux qui sont du côté de la République et des lois républicaines, restons-en là nous avons des désaccords mais restons tous des républicains et respectons les lois de notre pays.

Je vous remercie.

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