Intervention de Kader Chibane lors de la commission permanente du 27 mars 2025
Madame la Présidente, cher.es collègues,
Cet amendement propose certaines modifications à la Convention de financement des études relatives aux sujets acoustiques. En effet, en 12 pages de la présente convention, le mot « vitesse » n’apparaît qu’une unique fois.
Or, les solutions dites « techniques » au problème de la pollution sonore de notre réseau routier s’apparente souvent, malheureusement, à des pansements sur des fractures ouvertes. Les enrobés et autres protections phoniques sont des solutions de fortune, moyennement efficaces, chères, et surtout, elles se dégradent rapidement. On l’a vu ces derniers temps en particulier autour des échangeurs de l’A4 et de l’A86 à Saint-Maurice et Maisons-Alfort – où les maires déplorent des vitres anti-bruit explosées par des projectiles issus du trafic, des pans entiers de murs qui s’écroulent en contre-bas… Bref, des infrastructures qui ne tiennent pas la route, qu’on n’arrive plus à remplacer et qui peuvent devenir dangereuses.
A l’inverse, la réduction de la vitesse a de nombreux effets positifs. Pour un coût temporel marginal, et financier nul, on obtient une réduction drastique de la pollution atmosphérique, de l’accidentologie, des congestions, et naturellement du bruit. Depuis que la vitesse a été réduite sur le Périphérique, vous le savez, il est devenu impossible de nier le succès de cette politique. En journée, la vitesse moyenne n’y a pas été réduite – mais BruitParif relève une diminution de près de 50% du bruit aux abords du boulevard. Un gain significatif.
Cet amendement vise donc simplement à prioriser la solution de la baisse de vitesse dans les hypothèses étudiées par les études que nous finançons.
Je vous remercie.