Ruralité : Intervention de Jacques Huleux

A

Monsieur le Président de séance,

Cher·es collègues,

Je souhaitais vous faire remarquer que notre groupe vous alertent déjà depuis plus de cinq ans sur les déserts médicaux, les zones blanches, l’affaiblissement des services publics de proximité et bien d’autres fractures qui sont ignorés dans cette grande litanie proposée qui tantôt concerne la ruralité, les commerces, les lycées, zone de précarité extrême s’il en est, en passant par les Outre-mers. Il est à se demander si l’intérêt pour la Région n’est pas dépassée par la campagne présidentielle. Tout ceci manque de cohérence.

Des formations supérieures dans la proximité des lycées ruraux au risque de réductions des choix pour les étudiant·es plutôt qu’un pass Navigo étudiants afin de diminuer la contrainte des distances études-habitat. Quant à la boutique d’un jour, nous vous la demandons depuis longtemps pour structurer les  circuits courts de l’agriculture bio par exemple. Pour la préfiguration de l’agence Cap Rural, pour accompagner les territoires ruraux des 4 départements de la grande couronne, serait-il une nouvelle agence en devenir ou une réelle symbiose créative orienté sur l’égalité des territoires.

Nous ne sommes pas que sceptiques. Nous approuvons la charte d’engagement réciproque liant la Région, Île-de-France mobilité, le Comité Régional du Tourisme et les institutions culturelles vers un pass culturel et Navigo. Un lieu, une œuvre comme vecteur de création et de diffusion et de diffusion diversifié peut avoir un intérêt selon sa mise en œuvre. Certes diffuser des créations en des lieux inhabituels peut permettre d’ouvrir des accès à des nouveaux publics. 100 quartiers culturels une intention qui ne porte pas suffisamment de critères et une bonne intention vide de sens et d’appropriation mais pourquoi pas. L’état des lieux de l’équipement sportif devrait déjà être fait depuis quelque temps. De plus en lien avec l’agence rural, encore une idée on attend, on attendra les projets. Une cité des Outre-mers pour vous substituer aux souhaits de l’État comme par hasard à l’ouverture de la campagne présidentielle. Mais les liens avec l’ultra marin sont nécessaires.

Cette litanie de proposition dont certaines datent déjà de quelques années nous laissent dubitatif. Nous sommes au début d’un nouveau mandat qui n’est nouveau que pour les nouveaux·lles élu·es. Nous ne souhaitons pas nous opposer systématiquement, mais nous n’avons pas pour habitude la naïveté. Nous attendrons d’avoir de plus amples détails sur cette liste d’idées. Sachant par expérience que l’application des idées passe parfois par le prisme idéologique et la tentation des circuits fermés. Pour toutes ces raisons, Monsieur le Président de séance, cher·es collègues, notre vote sera l’abstention.

Play Video